SEPTIÈMES JOURNÉES TECHNIQUES DE L’IRRIGATION: COMMUNIQUE FINAL

Les 14 et 15 novembre 2019 se sont tenues dans la salle de conférence de Pacific Hôtel à Ouagadougou, les septièmes journées techniques de l’Irrigation sur le thème général « L’irrigation localisée, comme facteur de développement de l’agriculture irriguée au Burkina
Faso »

Organisées par le Comité National des Irrigations et du Drainage du Burkina, elles ont connu la participation de plus d’une centaine de professionnels de l’irrigation venant de différents départements ministériels, d’Associations, d’ONG, de projets et programmes, de Bureaux d’études, d’entreprises de travaux hydrauliques, de fournisseurs d’équipements et matériels et des comités membres de l’ARID du Mali, du Niger et du Nigéria.

Les travaux se sont déroulés selon les étapes suivantes :
La cérémonie d’ouverture ;
– Les communications et les discussions en plénière ;
– L’adoption du communiqué final ;
– La cérémonie de clôture.

1- La cérémonie d’ouverture
Elle a été présidée par Monsieur OUEDRAOGO Ambroise, Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, représentant son homologue de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques, et a été ponctuée par quatre interventions (celle du Président du CNID-B, du Président de l’AITB, du Président de l’ARID et le discours d’ouverture de Monsieur le Ministre.
Dans son mot d’ouverture, Monsieur le Ministre a notamment déclaré qu’en raison du contexte actuel de l’agriculture burkinabé, marquée par l’irrégularité des pluies ayant avec comme conséquences le faible remplissage des retenues et le manque d’eau en saison sèche, le thème des présentes JTI est vraiment d’actualité. Poursuivant son allocution il a noté que la technique d’irrigation localisée apparaît comme une des solutions pour l’augmentation des superficies irriguées, améliorer la productivité de l’eau et atteindre la sécurité alimentaire, malgré les difficultés rencontrées dans son appropriation par les producteurs. Il a conclu en en souhaitant que les présentes journées techniques permettent d’une part, aux professionnels de l’irrigation de renforcer leurs capacités techniques et de mieux cerner les contraintes au développement de ce type d’irrigation dans notre pays et d’autre part, d’améliorer la vulgarisation et l’utilisation à grande échelle de l’irrigation localisée.

2. Les communications et échanges en plénière
Les communications ont été structurées autour de quatre grandes thématiques en liaison avec le thème général à savoir :
– Evolution, constats et contraintes du système d’irrigation localisée ;
– Principes de base et conception ;
– Gestion, maintenance et perspectives de vulgarisation du système ;
– Mise en oeuvre pour la pérennité du système d’irrigation localisée.

Au total, 17 communications ont été présentées au cours de quatre sessions et ont suscité (24) interventions lors des échanges (questions, contributions, observations).

3. Les constats
A l’issue des présentations et des échanges nourris et pertinents, des constats forts ont été faits
par les participants et s’articulent autour des points ci-après:
– Une faible appropriation de l’irrigation localisée dans notre pays (à peine un millier d’ha) et ce malgré son introduction et son développement depuis près de 20 ans, malgré ses performances en termes d’économie d’eau, d’accroissement des rendements et de gains de temps ;
– Un système de subvention non harmonisé et non formalisé au niveau national ;
– Une formation insuffisante des acteurs notamment en matière de conception, de mise en oeuvre, de                        maintenance et la gestion du système ;
– La non disponibilité permanente des équipements et matériels d’irrigation localisée;
– La non prise en compte de la recherche agronomique dans l’implémentation de l’irrigation localisée ;
– La non prise en compte des aspects environnementaux dans la mise en oeuvre du système.
– La mobilisation insuffisante sur les eaux souterraines dans notre pays.
Ces constats ont amené les participants à faire les recommandations suivantes :

4. Les recommandations
– Instaurer un mécanisme de subvention permanente des équipements et matériels ’irrigation localisée profitable aux irrigants ; le nouveau mécanisme devra être précédé par une évaluation des opérations de subvention passées pour en situer les acquis et les insuffisances ;
– Faciliter l’accès des acteurs de l’irrigation localisée au financement par les institutions
bancaires ou de micro finances ;
– Assurer un écoulement adéquat des produits de l’agriculture irriguée afin de faciliter les
retours sur investissements des irrigants;
– Renforcer les capacités des acteurs (bureaux d’étude, entreprises, administrations, agents d’appui-conseil, producteurs) intervenant dans l’irrigation localisée en intégrant le système dans les modules de formation des écoles et centres de formation ;
– Associer la recherche-développement dans l’implémentation de l’irrigation en général et de l’irrigation localisée de façon particulière pour en améliorer toutes les facettes ;
– Constituer auprès du CNID-B, un pool de spécialistes en matière d’irrigation localisée pour soutenir le comité dans l’implémentation du système ;
– Prendre en compte le volet environnemental dans le cadre d’un développement du système d’irrigation localisée ;
– Mener des études d’envergure afin d’améliorer la connaissance du potentiel en eau souterraine dans les différentes régions du pays ;
– Mettre un accent particulier sur les systèmes d’irrigation économes en eau, notamment l’irrigation localisée dans la politique et la Stratégie d’irrigation en relecture.

Fait à Ouagadougou, le 15 décembre 2019

Les participants aux 7è JTI

Cliquez ici pour télécharger les communications

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